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LIVRE D'OR


 


Laurence Dupouy, Action culturelle décentralisée de la ville de Nanterre (1999)

Le service du développement culturel apprécie particulièrement la collaboration de l'association Mistouta. Depuis 1998, l'association s'est engagée au plus près des intérêts des habitants de la ville, sans excusive, issus ou non de la communauté berbère. Au-dela des réguliers cours et stages de danses et musiques traditionnelles d'Afrique du Nord, elle a progressivement élargi son champ d'intervention et impulsé des actions de promotion de la culture berbère sous des formes diversifiées. Ainsi, elle a su former un groupe de danseurs pour le défilé Parade(s) en juin 99 et s'impliquer dans un projet global sur la ville de Nanterre, puis elle a mis en oeuvre un grand festival en octobre 99. Pendant une dizaine de jours," Couleurs berbère" a décliné diverses manifestations interdisciplinaires portées et accueillies par les acteurs culturels eux-mêmes (conservatoire municipal, médiathèque, bibliothèque, cinéma, maison de la musique), les services municipaux de la jeunesse et de l'enfance, les missions de quartiers, les associations mobilisées sur les actions culturelles. Ce cycle est le premier du genre organisé à Nanterre à l'initiative d'une association locale. Il nous a permis de mieux connaître l'identité berbère, de rendre hommage à une communauté importante et ancienne de la cité, et enfin de mobiliser des publics issus de diverses générations et de différentes cultures. Nous sommes très honorés d'avoir pu collaborer à la réussite de ce cycle et sommes prêts à solliciter l'association Mistouta pour d'autres partenariats.

 


La Danse ça conte

Moussa Lebkiri 25/06/02

La danse ça conte !Le conte a la parole…la parole invite à l’écoute
La parole est chant…le chant invite la note
La note est musique…la musique invite le pas
Et le pas danse
Ils ne peuvent se passer les uns des autres, ces compères ont la clef !
Et moi, Moussa, on m’a donné la clef.
Une rencontre magique au cœur d’un Festival « Couleurs berbères ».
J’ai été séduit par l’élégance du style que donne Saliha Bachiri dans son spectacle de danse « L’une devenant la mémoire de l’autre », pièce astucieusement chorégraphiée, un dansé ciselé dans l’espace où le geste réplique au théâtre…émotion.
Tout cela a créé chez moi l’enchantement, une interpellation de mes origines kabyles avec surprise et plaisir.
La collaboration fut immédiate avec une création « Hadjila, vedette familiale », une comédie maghrébine pleine d’émotion drôle qui allie le conte et un répertoire de danses d’’Afrique du Nord (Avignon 2001 / 2002).
Récidive en 2002 (Festival d’Avignon), j’invite Saliha à danser dans « le jardin des roses et des soupirs ».
Depuis le début de cette création (1999), j’ai toujours cherché la danseuse pour faire flirter mes contes érotiques avec la danse orientale. J’ai découvert celle qui donne le « juste ce qu’il faut » dans la mesure et la retenue du sensuel, Saliha Bachiri. Elle a toute la grâce de la danse classique orientale. Son corps ondulant gracieusement emporte les yeux du voyageur encore plus loin que le terminus de la parole.

 


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